Homosexualité et Christianisme : une alchimie incompatible ?
L'Eglise Catholique elle-même, référence suprême pour les Chrétiens, présente l'homosexualité, mise en parallele avec d'autres actes tels que le viol, la masturbation, etc. comme un « péché gravement contraire à la chasteté».
L'expression du vice et de la luxure ? Certes, certains homosexuels (il en va de même avec les hétéro- et bi-) ne vivent que pour assouvir une sexualité. C'est très triste, dommage pour eux, c'est très sale et en ce qui me concerne, je ne voudrais pas avoir affaire à ce genre de personnes. Toutefois, en va-t'il de même pour chacun d'entre les homos ?
Les actes sexuels pratiqués peuvent sembler choquants, contre-nature. Soit. Ils n'ont pas de but reproductif, et pourraient donc paraître "inutiles" d'un point de vue naturel. Toutefois, sont-ce des actes de luxure et de vice ?
Je voudrais présenter ma vision des choses, et la partager. En présupposé, je pose que l'amour existe. S'il existe, il a besoin de modes d'expression. Ces modes d'expression peuvent être lyriques (chanter ou dire des poèmes pour la personne aimée), spirituels (avoir deux âmes ou "esprits", si l'on y croit, unis en tout), physiques (entrelacer des corps car l'étreinte physique est parfois seule capable d'apaiser notre émoi). Tout comme dire à une personne qu'on l'aime (ou qu'on aime avec être, incluez toutes les gradations que vous y voyez) est un acte d'amour, avoir un rapport sexuel, homosexuel ou hétérosexuel, est un acte d'amour.
Je crois savoir que "Dieu est Amour", c'est le titre d'une encyclique de mon Pape Benoit XVI. Si Dieu est Amour, alors Dieu comprend l'Amour tel qu'il s'exprime. Peut-on réprouver l'Amour ? Jésus fut réprouvé car il exprimait de l'Amour pour tous, collecteurs de taxes et prostitués, êtres considérés impurs, sales et indignes par les Juifs de l'époque. Toutefois, ces marques d'amour véritable n'étaient pas réprouvables. De la même manière, nos actes d'amour, quand il y a véritablement cette graine d'amour qui est plantée, sont justes.
Certes, l'acte sexuel, expression corporelle suprême de l'amour, est meilleur quand il est fait après un mariage religieux. Toutefois, le mariage est incompatible avec notre condition bien particulière. Considérons donc deux êtres unis spirituellement devant Dieu, dans leur coeur si ce n'est dans le monde. Qu'ils expriment leur amour comme ils le désirent. L'acte de faire l'amour n'est pas à comparer à une orgie ou à de l'échangisme, qui sont si l'on veut bien être d'accord avec moi, des pratiques dégradantes qui déshonorent chacun des participants. L'acte est sain tant qu'il est pratiqué par des personnes ayant une réelle relation d'amour, toujours -si l'on m'en croit-.
Qu'en pensez-vous ? Des réactions ou des corrections, des suggestions à me faire ? Je voudrais pousser le débat plus loin afin d'obtenir une opinion plus solide que ce développement effectué seul, qui a besoin d'amélioration.
Merci d'avoir lu.
Joachim